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Registre on-chain : le miroir des détenteurs, pas forcément la vérité légale
Le registre on-chain est la vue blockchain des détenteurs et des soldes de tokens (souvent via le smart contract ou un registre d'identités permissionné). En RWA mature, il complète — et doit se réconcilier avec — le registre légal / nominatif off-chain tenu par un registraire ou un agent de transfert.
Ce qu'il montre, ce qu'il ne fait pas
Confondre « visible on-chain » et « fait foi en justice » est une erreur fréquente. Le counsel et le structureur tranchent qui fait autorité ; le code reflète ce choix.
- Montre : adresses (ou identités whitelisted), soldes, historique de transferts permissionnés.
- Ne crée pas seul : un titre opposable si le droit applicable exige un registre officiel distinct.
- Doit rester aligné : cap table, souscriptions, rachats et événements corporate.
Lien SPV, custody et data room
Le véhicule définit les droits ; la custody décrit qui contrôle les clés opérationnelles ; la data room documente la politique de réconciliation. Un registre on-chain orphelin de ces pièces est un risque de due diligence, pas un feature marketing.
Questions fréquentes
Le registre on-chain remplace-t-il le registraire ?
Pas automatiquement. Selon la juridiction et le produit, le registre légal peut rester off-chain avec un miroir on-chain. Le choix relève du counsel.
Que se passe-t-il en cas d'écart on-chain / off-chain ?
C'est un incident de gouvernance et de reporting : il faut une procédure de réconciliation documentée. Ignorer l'écart expose émetteur et investisseurs.
Faut-il coder pour comprendre un registre on-chain ?
Non pour une lecture métier : comprendre qui est inscrit, sous quelles restrictions, et qui fait foi suffit. Le détail d'implémentation concerne développeurs et auditeurs.